À Ghardaïa, les tapis ne se font pas en un jour. Une seule pièce peut demander quatre mois, dans les mains de quatre femmes.
La vallée du M’Zab est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, et pas seulement pour ses cités anciennes. Les métiers à tisser sur lesquels travaillent encore les femmes n’ont pas changé depuis cent ans.
Les motifs sont des héritages familiaux — les filles les apprennent de leur mère, et chaque dessin raconte une histoire : eau, montagne, animal, étoile. Les teintures viennent des plantes, la laine des moutons de la région.
J’ai demandé à l’une des tisseuses comment elle choisissait l’aspect d’un tapis. Elle a secoué la tête en riant : « C’est le tapis qui décide. Moi, je le suis. »
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